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Hygiène intime à l'officine

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Loratadine10
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Hygiène intime à l'officine

Message par Loratadine10 le Mar 31 Mai 2011, 19:08



Au comptoir des officines, les clients abordent plus ou moins facilement leurs soucis intimes [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] . Pourtant, les conseils en la matière ne sont pas à réserver qu’aux intimes... Aussi bien en mots qu’en produits, le pharmacien dispose de nombreuses solutions.
Quelques chiffres


On retrouve 108 à 109 germes par millilitre de sécrétions vaginales. De 5 à 10 espèces différentes constituent la flore vaginale. Le pH du milieu vaginal oscille entre 4 et 5,5.
Quelques définitions


§ La flore de Döderlein est la flore saprophyte vaginale. Les principales bactéries la constituant sont les lactobacilles (également appelés bacilles de Döderlein) qui représentent 95 % de la flore vaginale. On les retrouve en quantité importante : jusqu’à 10 millions de germes par millilitre de sécrétion vaginale. De 5 à 10 autres espèces peuvent être retrouvées en faible quantité, principalement des espèces anaérobies.

§ Les mycoses vaginales se caractérisent par un prurit intense et des leucorrhées blanchâtres. Fréquentes chez la femme, elles sont favorisées par les variations hormonales (règles, grossesse), une immunodépression, une antibiothérapie, un diabète. Elles sont dues principalement à Candida albicans.

§ Les vaginoses bactériennes correspondent à un déséquilibre de la flore vaginale avec une diminution des lactobacilles au profit des germes anaérobies, en particulier Gardnerella vaginalis. Elles sont asymptomatiques ou se manifestent par des pertes claires et malodorantes.

§ Le score de Nugent est établi lors d’un examen direct microscopique, après coloration de Gram, pour rechercher une vaginose bactérienne. La flore vaginale se divise en trois groupes : flore normale (groupe 1), flore intermédiaire (groupe 2) et flore évocatrice d’une vaginose (groupe 3).
Un peu de physiopathologie


Les lactobacilles composant la flore de Döderlein inhibent la prolifération des germes pathogènes via divers mécanismes. Sous l’influence de l’imprégnation estrogénique, ils hydrolysent le glycogène des cellules vaginales en acide lactique. Cet acide permet le maintien d’un pH acide oscillant entre 4 et 5,5. L’acidité obtenue a une action bactériostatique empêchant la prolifération de nombreux germes (Candida albicans n’est pas neutralisé par ce pH). Le glycogène, en plus d’acidifier le pH, joue un autre rôle : comme il est aussi le substrat de germes pathogènes tels que Candida albicans, les lactobacilles entrent ainsi en compétition avec les germes pathogènes et assurent la défense du territoire. Le peroxyde d’hydrogène sécrété par les lactobacilles empêche la prolifération de Gardnerella vaginalis ou encore de Neisseria Gonorrhoeae grâce à son effet oxydatif. En adhérant à la surface de la muqueuse vaginale, en particulier à la fibronectine, et en produisant des biosurfactants (la surfactine), la flore joue aussi un rôle de barrière (biofilm) et inhibe l’adhésion des bactéries pathogènes.
Le pH vaginal




Le pH de la cavité vaginale varie en fonction de l'endroit où il est mesuré, du cycle menstruel, du statut hormonal de la femme et de situations physiologiques (grossesse, activité sexuelle) ou pathologiques (Infections).

Ce pH est relativement acide puisqu'il varie entre 4 et 5,5. Il est plus acide en fin de cycle (règles) et pendant la grossesse, et moins acide en période ovulatoire au niveau du cul de sac antérieur. Au niveau cervical, s'il demeure acide, le pH est néanmoins élevé: 5,5 en période pré ovulatoire, 7 en période ovulatoire (l'acidité excessive nuit à la fécondance du sperme) et 6,1 en période post-ovulatoire.

L'acidité de la cavité vaginale permet de limiter la croissance microbienne, sans limiter la croissance des lactobacilles (flore de Döderlein), qui par leur activité péroxydasique permet de s'opposer aux germes pathogènes. Ce pH acide est lui-même maintenu par la capacité des lactobacilles à hydrolyser le glycogène en acide lactique. Les cellules vaginales auraient un système actif de pompe à protons (H+), mécanisme influencé par les œstrogènes (en particulier 17bêta-œstradiol).

Ainsi chez la petite fille et la femme ménopausée, le pH est presque neutre, tandis qu'il est acide chez la femme adulte


Période de vie
pH vaginal
Flore

Pré puberté
6,5

Cutanée et fécale (colibacilles, staphylocoques)

Adulte
3,8 à 4,5

Flore de Döderlein (Lactobacillus principalement)

Règles
5,8


Grossesse
3,8


Ménopause
6,5

Appauvrissement de la flore lactobacillaire en l'absence de traitement œstrogénique




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Loratadine10
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Re: Hygiène intime à l'officine

Message par Loratadine10 le Mar 31 Mai 2011, 19:18



Désolée pour la taille du premier message ci-joint le bon:

Au comptoir des officines, les clients abordent plus ou moins facilement leurs soucis intimes [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] . Pourtant, les conseils en la matière ne sont pas à réserver qu’aux intimes... Aussi bien en mots qu’en produits, le pharmacien dispose de nombreuses solutions.
Quelques chiffres


On retrouve 108 à 109 germes par millilitre de sécrétions vaginales. De 5 à 10 espèces différentes constituent la flore vaginale. Le pH du milieu vaginal oscille entre 4 et 5,5.
Quelques définitions


§ La flore de Döderlein est la flore saprophyte vaginale. Les principales bactéries la constituant sont les lactobacilles (également appelés bacilles de Döderlein) qui représentent 95 % de la flore vaginale. On les retrouve en quantité importante : jusqu’à 10 millions de germes par millilitre de sécrétion vaginale. De 5 à 10 autres espèces peuvent être retrouvées en faible quantité, principalement des espèces anaérobies.

§ Les mycoses vaginales se caractérisent par un prurit intense et des leucorrhées blanchâtres. Fréquentes chez la femme, elles sont favorisées par les variations hormonales (règles, grossesse), une immunodépression, une antibiothérapie, un diabète. Elles sont dues principalement à Candida albicans.

§ Les vaginoses bactériennes correspondent à un déséquilibre de la flore vaginale avec une diminution des lactobacilles au profit des germes anaérobies, en particulier Gardnerella vaginalis. Elles sont asymptomatiques ou se manifestent par des pertes claires et malodorantes.

§ Le score de Nugent est établi lors d’un examen direct microscopique, après coloration de Gram, pour rechercher une vaginose bactérienne. La flore vaginale se divise en trois groupes : flore normale (groupe 1), flore intermédiaire (groupe 2) et flore évocatrice d’une vaginose (groupe 3).
Un peu de physiopathologie


Les lactobacilles composant la flore de Döderlein inhibent la prolifération des germes pathogènes via divers mécanismes. Sous l’influence de l’imprégnation estrogénique, ils hydrolysent le glycogène des cellules vaginales en acide lactique. Cet acide permet le maintien d’un pH acide oscillant entre 4 et 5,5. L’acidité obtenue a une action bactériostatique empêchant la prolifération de nombreux germes (Candida albicans n’est pas neutralisé par ce pH). Le glycogène, en plus d’acidifier le pH, joue un autre rôle : comme il est aussi le substrat de germes pathogènes tels que Candida albicans, les lactobacilles entrent ainsi en compétition avec les germes pathogènes et assurent la défense du territoire. Le peroxyde d’hydrogène sécrété par les lactobacilles empêche la prolifération de Gardnerella vaginalis ou encore de Neisseria Gonorrhoeae grâce à son effet oxydatif. En adhérant à la surface de la muqueuse vaginale, en particulier à la fibronectine, et en produisant des biosurfactants (la surfactine), la flore joue aussi un rôle de barrière (biofilm) et inhibe l’adhésion des bactéries pathogènes.
Le pH vaginal




Le pH de la cavité vaginale varie en fonction de l'endroit où il est mesuré, du cycle menstruel, du statut hormonal de la femme et de situations physiologiques (grossesse, activité sexuelle) ou pathologiques (Infections).

Ce pH est relativement acide puisqu'il varie entre 4 et 5,5. Il est plus acide en fin de cycle (règles) et pendant la grossesse, et moins acide en période ovulatoire au niveau du cul de sac antérieur. Au niveau cervical, s'il demeure acide, le pH est néanmoins élevé: 5,5 en période pré ovulatoire, 7 en période ovulatoire (l'acidité excessive nuit à la fécondance du sperme) et 6,1 en période post-ovulatoire.

L'acidité de la cavité vaginale permet de limiter la croissance microbienne, sans limiter la croissance des lactobacilles (flore de Döderlein), qui par leur activité péroxydasique permet de s'opposer aux germes pathogènes. Ce pH acide est lui-même maintenu par la capacité des lactobacilles à hydrolyser le glycogène en acide lactique. Les cellules vaginales auraient un système actif de pompe à protons (H+), mécanisme influencé par les œstrogènes (en particulier 17bêta-œstradiol).

Ainsi chez la petite fille et la femme ménopausée, le pH est presque neutre, tandis qu'il est acide chez la femme adulte


Période de vie
pH vaginal
Flore

Pré puberté
6,5

Cutanée et fécale (colibacilles, staphylocoques)

Adulte
3,8 à 4,5

Flore de Döderlein (Lactobacillus principalement)

Règles
5,8


Grossesse
3,8


Ménopause
6,5

Appauvrissement de la flore lactobacillaire en l'absence de traitement œstrogénique


L'infection génitale


L'infection génitale mycosique ou bactérienne, résulte d'un déséquilibre entre la flore vaginale normale et la prolifération de germes pathogènes. Elle peut être d'origine endogène, si elle est liée à une prolifération anormale de germes appartenant à la flore vulvo-vaginale, ou exogène, le plus souvent due à une contamination sexuelle (MST)

Conseils : Prévention:
Les règles de l'hygiène intime féminine


[b]1.
Sous-vêtements :

Eviter les vêtements trop serrés, source d'irritation. Le port de sous-vêtements en coton est indispensable, ne portez pas de sous-vêtements en matière synthétique propice à la macération, nettoyer les sous-vêtements avec une lessive hypoallergénique.



2. Hygiène :

§ Apprendre les petites filles à s'essuyer d'avant en arrière après les selles, pour éviter la propagation des bactéries du rectum dans le vagin.

§ Pendant les règles, les protections périodiques et les tampons doivent être changés régulièrement, au maximum toutes les 4 heures pour les tampons.

§ Eviter d'utiliser des produits d'hygiène intime agressifs: le papier toilette parfumé, les déodorants intimes ou les eaux de toilette, les bains moussants aux huiles essentielles ou trop parfumés, gel douche parfumé...

§ Eviter l'emploi d'éponges (mêmes naturelles) ou de gants de toilette (véritables nids à microbes).Préférer des gants de toilette à usage unique. Le lavage doit se faire directement avec les mains propres nues, d’avant en arrière. Puis essuyer sans frotter en tamponnant légèrement avec une serviette.

§ Se laver après chaque rapport sexuel avec des solutions d'hygiène intime spécifiques.

§ Attention, un lavage trop fréquent avec des produits agressifs et inadaptés détruit la flore naturelle locale!! Car l’excès d’hygiène est aussi délétère que le manque d’hygiène : limiter au maximum la toilette intime à deux fois par jour. En général, une toilette une fois par jour suffit sauf dans certains cas : grossesse, règles, épisiotomie après accouchement, baignades répétées…



§ Choisir un soin d''hygiène intime qui lave sans décaper. Les savons classiques sont trop desséchants, il faut préférer les syndets liquides dont les agents surgraissants et hydratants permettent de respecter le film hydrolipidique protecteur et la lubrification naturelle de cette zone: Lactacyd® fémina, Xermatis® Soin intime quotidien

§ Eviter les douches vaginales et l'utilisation de savons qui fragilisent la flore vaginale.

§ L'hygiène de la femme enceinte doit être scrupuleuse car elle est plus sensible aux infections. Privilégier les produits à base d'actifs apaisants: Saforelle® aux extraits de bardane, Saugella® antiseptique à base de thym...

3. sécheresse vaginale et Médicaments:

La sécheresse vaginale touche principalement les femmes préménopausées et ménopausées. Elle peut aussi survenir après une grossesse, en particulier chez la femme allaitante, ou lors de la prise de traitements desséchants comme :

§ certains antihypertenseurs

§ antihistaminiques

§ certaines pilules contraceptives progestatives microdosées

§ antiacnéiques
En cas de traitement par l'un de ces médicaments, il est conseillé d'utiliser des gels lubrifiants et des solutions de lavage intime appropriées: Rogé Cavaillès® Intime Hydratant. Il faut éviter absolument les lubrifiants à base d'huile ou de vaseline, très irritants pour les muqueuses et non adaptés.
Quel produit d'hygiène intime faut-il utiliser?


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Les produits d'hygiène intime doivent protéger l'écosystème vaginal.

Le pH d'un produit d'hygiène intime n'a aucune influence sur l'écosystème vestibule-vaginal car il a été démontré que celui-ci était maintenu par des mécanismes spécifiques, indépendant de tout pH externe.

La solution d'hygiène intime ne doit pas, en revanche, contenir des substances agressives (antiseptiques) pour les lactobacilles vestibulaires qui contribuent à maintenir l'équilibre du pH vaginal.

Les gels de toilette intime se conservent six mois après ouverture.

1.Soin quotidien Lactacyd® fémina, Rogé Cavaillès® Intime Extra doux, Monagyn® mousse, Saugella® antiseptique à base de thym, Xermatis® Soin intime quotidien...

Le pH des produits utilisés peut se situer dans une fourchette allant de 4,5 à 8/9, sans risque de perturbation de la flore locale. Attention toutefois aux produits les plus acides qui peuvent faciliter la survenue de mycoses.

Utiliser des gels de toilette intime "spécial sécheresse" après la ménopause: Rogé Cavaillès® Intime Hydratant .

Quelque soit le gel lavant utilisé, rincer abondamment à l'eau après utilisation.

Très pratique, pensez aussi à emporter dans votre sac à main des lingettes intimes en sachet unitaire en cas de déplacement, pendant les règles, en cas d'examen gynécologique.... Saforelle® lingettes intimes.

2. En cas de mycoses :

En cas de candidoses externes, un pH neutre, voire légèrement alcalin de (7 à 9) est recommandé car il s'oppose au développement des levures; celles-ci se développant plus aisément en milieu acide: Gyn Hydralin® à base de glycocolle,Xermatis® Soin intime Apaisant



Pour clamer les démangeaisons, utiliser un savon d'hygiène intime à base de produits adoucissants et calmants comme la bardane (Saforelle®), la sauge (Xermatis® Soin intime Apaisant) ou le nymphéa blanc (Hydralin® Apaisa).

3. En cas de vaginites

Aginax®crème, utile quelle que soit l'origine du prurit.
Les produits à base d'acide ascorbique (Vitamine C), permettent de restaurer la flore vaginale physiologique en maintenant le pH à niveau physiologique (Prévégyn® comprimé vaginal, Bactigyn® gélule vaginale).

4. En cas de sécheresse des muqueuses, notamment après la ménopause.

Utiliser des gels de toilette intime "spécial sécheresse" : Rogé Cavaillès® Intime Hydratant, Xermatis® Soin intime Apaisant

Appliquer ensuite Saugella® crème douceur , crème intime à base d'extrait de Calendula pour redonner souplesse et élasticité à la muqueuse vaginale.

L'utilisation d'un gel lubrifiant (Monasens® Lubrifiant Intime) peut vous aider au quotidien et au moment des rapports sexuels en cas de sécheresse vaginale.

5. Pour les petites filles ?

La flore vaginale de la petite fille étant différente de celle de la femme adulte, la muqueuse vaginale est moins bien protégée et plus sensible. On proposera donc une toilette spécifique, toujours d’avant en arrière, avec des soins au pH proche du pH physiologique de la petite fille : Saugella girl (avec des extraits naturels de mauve, des extraits naturels de calendula, du lait d’avoine et des protéines de riz), Hydralin apaisa enfant (formule enrichie en lotus), Saforelle pédiatrie (avec une formule enrichie en bardane)…

6. Et pour l’homme ?

Les irritations de l’homme trouvent aussi leurs solutions : Saforil homme, Saugella homme
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    La date/heure actuelle est Sam 29 Avr 2017, 18:28