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Prise d’opioïdes par voies orale et nasale

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M@NEL
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Prise d’opioïdes par voies orale et nasale

Message par M@NEL le Mer 04 Mai 2011, 17:00

Prise d’opioïdes par voies orale et nasale




Délivrer un opioïde fort n’est jamais anodin… en avaler un non plus.
Entre un malade en souffrance et un pharmacien concentré sur les
inscriptions réglementaires, le conseil doit garder toute sa place.
Forme par forme, voici de quoi accompagner ces dispensations
particulières.




Gélules
Sulfate de morphine : Actiskenan 5, 10, 20 ou 30 mg et Skenan LP 10, 30, 60, 100 ou 200 mg.
Hydromorphone : Sophidone LP 4, 8, 16 ou 24 mg.
Oxycodone : OxyNorm 5, 10 ou 20 mg.
Quand la gélule ne peut être avalée, parce qu’il s’agit d’un enfant de
moins de 6 ans ou parce que la personne a des problèmes à la
déglutition, il suffit de l’ouvrir et de mélanger son contenu à un
aliment semi-solide, comme de la purée, de la compote, de la confiture
ou un yaourt. L’administration par sonde gastrique ou de gastrostomie
est également possible. La sonde doit être de diamètre supérieur à 16 FG
et/ou de diamètre interne supérieur ou égal à 2,5 mm, à extrémité
distale ouverte ou à pores latéraux. Un rinçage de la sonde à l’eau est
ensuite nécessaire.
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M@NEL
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Re: Prise d’opioïdes par voies orale et nasale

Message par M@NEL le Mer 04 Mai 2011, 17:03

Comprimés
Sulfate de morphine : Sevredol 10 ou 20 mg et Moscontin LP 10, 30, 60, 100 ou 200 mg.
Oxycodone : Oxycontin LP 5, 10, 20, 40, 80 ou 120 mg.
Les comprimés doivent être avalés entiers sans être croqués, cassés, mâchés, ni écrasés.


Comprimés dispersibles

– Oxycodone : OxyNormoro 5, 10 ou 20 mg.
Le comprimé se délite rapidement dans la bouche avant d’être avalé.


Solution buvable

Sulfate de morphine : Oramorph, récipients unidoses de 10, 30 ou 100 mg/5mL ou flacon compte-goutte à 20 mg/mL.
Chez les patients qui ne peuvent pas avaler la solution buvable, il est
possible d’administrer le contenu des ampoules, soit directement dans
une alimentation semi-solide (purée, compote, confiture, yaourt), soit
grâce à une sonde gastrique ou de gastrostomie à extrémité distale
ouverte ou à pores latéraux. Un rinçage de la sonde avec 30 à 50 mL
d’eau est suffisant.


Comprimés avec applicateur buccal

Fentanyl oral transmuqueux : Actiq 200, 400, 600, 800, 1200 ou 1600µg.
Le comprimé doit être placé contre la face interne de la joue. A l’aide
de l’applicateur, il faut ensuite déplacer le comprimé contre la
muqueuse des joues.
L’absorption du fentanyl par la muqueuse buccale étant plus rapide que
l’absorption systémique par voie gastro-intestinale, il faut laisser
fondre le comprimé au contact de la muqueuse, sans le sucer, ni le
mâcher, ni le croquer. Les patients souffrant de sécheresse buccale
peuvent humidifier leur muqueuse buccale en buvant un peu d’eau avant la
prise du médicament.
Lors de la délivrance d’Actiq, une attention particulière doit être
portée au risque d’exposition accidentelle d’enfants au médicament. En
effet, Actiq ressemble à une sucette et est aromatisé à la framboise. Or
l’ingestion d’un seul dispositif peut s’avérer mortelle pour un enfant.

Il faut systématiquement rappeler au patient que l’applicateur doit
être stocké, après utilisation, dans le container prévu et, surtout,
placé hors de portée des petites mains.
Si le médicament n’a été que partiellement consommé, le reste du
comprimé doit être dissous sous un robinet d’eau chaude. La présence de
glucose et de saccharose est à noter (environ 1,89 g par unité).


Comprimés sublinguaux

Fentanyl : Abstral 100, 200, 300, 400, 600 ou 800 µg.
Buprénorphine : Temgesic 200 µg.
Ces comprimés sublinguaux sont à placer directement sous la langue, le
plus loin possible, et ne doivent être ni avalés, ni mâchés, ni sucés.
Le patient doit attendre qu’ils fondent complètement sous la langue,
sans manger, ni boire. En revanche, en cas de sécheresse buccale, de
l’eau peut être utilisée avant la prise pour humidifier la muqueuse
buccale.


Comprimés gingivaux

– Fentanyl : Effentora 100, 200, 400, 600 ou 800 µg.
Les comprimés gingivaux sont présentés dans une plaquette thermoformée
qu’il convient d’ouvrir selon le protocole suivant : détacher l’une des
alvéoles, la plier le long de la ligne imprimée sur la feuille de
couverture, retirer la feuille de couverture. Il ne faut pas essayer de
sortir le comprimé avec le pouce – comme cela se fait pour la plupart
des comprimés sous blister – car cela pourrait endommager le comprimé.
Effentora doit immédiatement être placé dans la cavité buccale, car il
présente une effervescence au contact de l’humidité. Il est donc
recommandé aux patients d’ouvrir la plaquette thermoformée au dernier
moment. Effentora peut être placé près d’une molaire, entre la joue et
la gencive, ou sous la langue.
Le comprimé ne doit pas être sucé, ni mâché, ni avalé, car les
concentrations plasmatiques seraient alors diminuées. La désintégration
du comprimé prend généralement 14 à 25 minutes. Après 30 minutes, s’il
reste des morceaux du comprimé, il est possible de les avaler avec un
verre d’eau.
Lorsqu’un comprimé se trouve dans la cavité buccale, les patients ne
doivent ni boire, ni manger. En cas d’irritation des muqueuses buccales,
il est conseillé de changer l’emplacement du comprimé.
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Re: Prise d’opioïdes par voies orale et nasale

Message par M@NEL le Mer 04 Mai 2011, 17:03


Solution pour ­pulvérisation nasale

– Fentanyl : Instanyl 50, 100 ou 200 µg par dose.
Avant la première utilisation, il faut amorcer le flacon pulvérisateur,
en l’actionnant trois ou quatre fois, jusqu’à ce qu’une fine brume se
forme. Le patient doit ensuite s’installer en position assise ou debout
pour l’administration. Après utilisation, l’embout du flacon
pulvérisateur est à nettoyer. Si le spray n’a pas été utilisé pendant
plus de sept jours, le flacon pulvérisateur doit être actionné une fois
dans l’air avant d’administrer la dose suivante.
En cas d’épistaxis récurrentes ou de gêne au niveau du nez lors de la
prise d’Instanyl, une autre voie d’administration doit être envisagée.
Rappelez également que les autres traitements par voie nasale (notamment
décongestionnants) sont à éviter durant le traitement.
Pour protéger les plus jeunes, les flacons (utilisés et inutilisés)
doivent systématiquement être remis dans l’emballage extérieur avec
sécurité enfant, puis rapportés à la pharmacie.

Amélie Baumann-Thiriez

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Re: Prise d’opioïdes par voies orale et nasale

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