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anatomie du cœur3

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docato
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anatomie du cœur3

Message par docato le Mar 08 Sep 2009, 21:50

Orifice mitral


L'orifice
mitral est situé à la jonction auriculo-ventriculaire gauche. Vu d'en
haut, par l'oreillette gauche, il a une forme en croissant à concavité
postéro-droite. La valvule mitrale comporte deux valves, insérées sur
l'anneau mitral. La circonférence de celui-ci est comprise entre 90 et
110 mm, sur un coeur normal d'adulte. L'anneau mitral est fibreux dans
son segment donnant attache dans la grande valve, musculaire dans la
zone d'insertion de la petite valve. La grande valve (ou valve
antérieure ou valve septale, ou valve aortique) est la plus haute
(hauteur entre 25 et 30 mm), mais la plus courte pour son attache sur
l'anneau mitral. Elle a la forme d'un trapèze à base supérieure fixée
sur l'anneau mitral. Elle se poursuit en haut avec le tissu fibreux
sous aortique, au-dessous de la moitié gauche de la sigmoïde aortique
postérieure en arrière, des deux tiers postérieurs de la sigmoïde
aortique antéro-gauche en avant. Son bord libre comporte trois segments
: antérieur, inférieur et postérieur. La petite valve (ou valve
postérieure, ou valve inférieure) est moins haute (hauteur entre 15 et
20 mm) mais plus étendue car occupant par son attache sur l'anneau
mitral (portion musculaire) à peu près 60 % de la circonférence de
celui-ci ; deux incisures situées sur le bord libre de la petite valve,
et plus ou moins marquées, séparent celle-ci en trois segments
antérieur, moyen et postérieur, mais qui demeurent toujours unis par un
large pont membraneux Les deux. valves sont séparées par deux
commissures, antérieure et postérieure, à l'aplomb l'une et l'autre des
deux extrémités de la partie toute inférieure de la cloison
interauriculaire. Il est peu fréquent que les deux valves soient
totalement séparées au niveau des deux commissures : en effet, elles
sont habituellement réunies par une petite lame membraneuse, haute de 3
à 5 mm. Les deux valves mitrales, soumises à un régime de pression
systolique considérablement plus élevé que les valves
auriculo-ventriculaires droites (tricuspides) sont plus épaisses que
ces dernières. Le maximum d'épaisseur (l mm) se situe sur le bord libre
de la grande valve et au niveau de l'insertion de celle-ci sur l'anneau
mitral. Les deux valves mitrales sont reliées à la paroi ventriculaire
par de nombreux cordages qui prennent naissance de deux piliers, l'un
antérieur, l'autre postérieur. Le pilier antérieur, habituellement
unique (mais souvent dédoublé à partir de sa partie moyenne en deux
chefs accessoires), est une volumineuse formation charnue en forme de
cône à base inférieure ; inséré à mi-hauteur de la paroi antérieure du
ventricule gauche, mais plus proche de la paroi latérale que de l'angle
dièdre antéro-septal, son corps est nettement détaché de la paroi
ventriculaire. Le pilier postérieur est le plus souvent subdivisé en
deux, sinon trois chefs accessoires, qui restent accolés à la paroi
postérieure du ventricule gauche sur la plus grande partie de leur
hauteur. L'ensemble du système du pilier postérieur forme une anse à
concavité ouverte vers la cavité ventriculaire gauche et dans laquelle
vient s'encastrer, à la systole, le pilier antérieur. Du pilier
antérieur naissent les cordages destinés à la moitié antérieure des
deux valves, du pilier postérieur ceux destinés à la moitié postérieure
des deux valves. Quelques cordages, et surtout destinés à la petite
valve, naissent directement de la paroi ventriculaire, sans
interposition de piliers. Les cordages se fixent, soit au bord libre
des valves, soit s'accolent sur quelques millimètres à leur versant
ventriculaire à partir du bord libre, soit pour quelques uns
directement à la face ventriculaire des valves. Les cordages destinés à
la grande valve mitrale, et issus des deux piliers, peuvent être
individualisés en cordages, médians (ou principaux), paramédians, juxta
commissuraux, et commissuraux ; la partie moyenne du bord libre de la
grande valve peut ne recevoir aucun cordage sur une longueur de 3 à 10
mm ; sur la petite valve, il n'y a pas au niveau du bord libre, de zone
définie, sans insertion de cordage. En diastole, les deux valves
mitrales s'effacent et laissent communiquer à plein canal oreillette et
ventricule gauches. En systole, par contraction des piliers et mise en
tension des cordages, les deux valves s'accolent sur leur quart, sinon
leur tiers inférieur (la petite valve jouant essentiellement le rôle de
butée pour la grande valve) et réalisent une séparation étanche entre
les deux cavités gauches.

Ventricule gauche


Le
ventricule gauche est la cavité musculaire essentielle du coeur,
chargée d'assurer le débit systémique. Il a la forme d'une pyramide
triangulaire, dont le sommet est à la pointe du coeur, la base
supérieure constituée par les orifices mitral et aortique. On lui
décrit des parois libres, et une paroi septale. Les parois libres sont
au nombre de trois : antérieure, latérale et postérieure ; la paroi
latérale est constituée par le segment musculaire s'étendant du versant
gauche de la pointe du coeur à l'anneau mitral, et limité en avant par
une ligne passant un peu à gauche du pilier antérieur de la valve
mitrale, en arrière par une ligne passant un peu en avant du chef
externe du pilier postérieur de la valve mitrale. Il n'y a donc pas de
séparation nette entre les différents éléments de la paroi libre du
ventricule gauche, le bord gauche du coeur étant une véritable face
Deux ouvertures successives permettent l'analyse du ventricule gauche :
la première coupe est menée de l'orifice mitral jusqu'à la pointe du
coeur, entre les deux piliers de la valve mitrale ; elle permet l'étude
de la chambre d'admission. La deuxième incision est menée de la pointe
du coeur à l'orifice aortique, en sectionnant celui-ci entre l'ostium
coronarien gauche en arrière, la commissure aortique antérieure en
avant ; elle permet l'étude de la chambre de chasse. Si les différents
segments de la paroi libre du ventricule gauche sont en continuité, par
contre l'attache des parois antérieure et postérieure sur la cloison
interventriculaire, est nettement individualisée, et forme, ventricule
gauche ouvert, deux angles dièdre, antéro-septal et postéro-septal qui
se réunissent à la partie basse de la cloison interventriculaire. La
paroi septale est triangulaire, à sommet inférieur, la cloison
interventriculaire s'achevant à la pointe du coeur ; sa base,
supérieure, est immédiatement sous aortique, au-dessous de l'insertion
de la valve sigmoïde aortique postérieure ; elle déborde en avant et à
droite sous la moitié postérieure de la valve aortique antéro-gauche, à
gauche et en arrière sous le tiers postérieur de la valve aortique
antéro-gauche. La grande valve mitrale divise la cavité du ventricule
gauche en deux chambres : chambre d'admission située sous l'orifice
mitral, avec pour parois musculaires les segments postérieur, latéral,
et antéro-gauche de la paroi libre ; la totalité de la petite valve
mitrale se trouve donc dans la chambre d'admission. La chambre de
chasse a pour parois musculaires, la partie antéro-droite du segment
antérieur de la paroi libre, et tout le versant gauche du septum
interventriculaire ; elle s'achève à l'orifice aortique. Les parois
libres du ventricule gauche sont tapissées, sur leur versant
endocardique, par de nombreuses colonnes charnues de deuxième et
troisième ordre, depuis la pointe du coeur jusqu'aux anneaux mitral et
aortique. Les deux piliers de la valve mitrale sont, une fois sur 15,
reliés à leur base par une bandelette charnue nettement distincte de la
paroi. Le relief des colonnes charnues s'estompe assez rapidement sur
le septum interventriculaire et, sur un coeur normal, la moitié
supérieure, sous aortique, de la cloison interventriculaire, est
parfaitement lisse.

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