Publié le 18/03/2010
Certains auteurs ont publié il y a quelques années des travaux
suggérant l’influence favorable du tabac et de la substitution
nicotinique sur l’évolution des aphtes buccaux banals ou
s’intégrant dans le cadre d’une maladie de Behçet.
Une publication récente que nous relatons ici tend à conforter
l’effet favorable de la thérapie nicotinique par voie transcutanée
sur l’évolution des formes cutanéomuqueuses de la maladie de
Behçet..
Ainsi, 5 anciens fumeurs substitués par patches de nicotine et
atteints d’une forme cutanéomuqueuse sévère de maladie de Behçet
ont été sélectionnés et l’effet de la thérapie nicotinique sur
l’évolution de leur atteinte a été suivie pendant 6 mois.
Pour 4 d’entre eux, les auteurs ont observé que cette
substitution nicotinique s’est accompagnée d’une régression rapide
et totale des lésions cutanéomuqueuses spécifiques à leur maladie
inflammatoire ; en revanche il n’y a eu aucune amélioration
clinique autre que dermatologique.
Concernant le cinquième patient, la reprise rapide de
l’intoxication tabagique n’a pas permis d’évaluer l’impact du
sevrage et de la substitution nicotinique par patch sur l’évolution
de sa maladie.
Cette série de 5 cas confirme donc l’influence favorable de la
substitution nicotinique dans la maladie de Behçet, non seulement
sur les lésions ulcérantes (aphtes) mais aussi sur l’ensemble des
manifestations cutanéomuqueuses observées dans cette affection. Ils
signalent néanmoins que l’analyse de leur courte série ne permet
pas d’envisager un intérêt autre que dermatologique pour ce
traitement.
Ces résultats, même s’ils restent anecdotiques, semblent
néanmoins en conforter d’autres observés antérieurement et
justifient la réalisation de travaux plus rigoureux afin de
préciser l’impact thérapeutique exact de la nicotine sur certains
symptômes liés à la maladie de Behçet. D’ores et déjà, cette
série de cas nous suggère l’intérêt pratique que peut représenter
l’utilisation de nicotine par voie transcutanée dans certains cas
de maladie de Behçet où l’atteinte cutanéomuqueuse est prédominante
et réfractaire aux thérapeutiques usuelles.
Dr Cécile Borget
Ciancio G et coll. : Nicotine-patch therapy on mucocutaneous
lesions of Behçet’s disease: a case series. Rheumatology 2010 ; 49:
501-504
Certains auteurs ont publié il y a quelques années des travaux
suggérant l’influence favorable du tabac et de la substitution
nicotinique sur l’évolution des aphtes buccaux banals ou
s’intégrant dans le cadre d’une maladie de Behçet.
Une publication récente que nous relatons ici tend à conforter
l’effet favorable de la thérapie nicotinique par voie transcutanée
sur l’évolution des formes cutanéomuqueuses de la maladie de
Behçet..
Ainsi, 5 anciens fumeurs substitués par patches de nicotine et
atteints d’une forme cutanéomuqueuse sévère de maladie de Behçet
ont été sélectionnés et l’effet de la thérapie nicotinique sur
l’évolution de leur atteinte a été suivie pendant 6 mois.
Pour 4 d’entre eux, les auteurs ont observé que cette
substitution nicotinique s’est accompagnée d’une régression rapide
et totale des lésions cutanéomuqueuses spécifiques à leur maladie
inflammatoire ; en revanche il n’y a eu aucune amélioration
clinique autre que dermatologique.
Concernant le cinquième patient, la reprise rapide de
l’intoxication tabagique n’a pas permis d’évaluer l’impact du
sevrage et de la substitution nicotinique par patch sur l’évolution
de sa maladie.
Cette série de 5 cas confirme donc l’influence favorable de la
substitution nicotinique dans la maladie de Behçet, non seulement
sur les lésions ulcérantes (aphtes) mais aussi sur l’ensemble des
manifestations cutanéomuqueuses observées dans cette affection. Ils
signalent néanmoins que l’analyse de leur courte série ne permet
pas d’envisager un intérêt autre que dermatologique pour ce
traitement.
Ces résultats, même s’ils restent anecdotiques, semblent
néanmoins en conforter d’autres observés antérieurement et
justifient la réalisation de travaux plus rigoureux afin de
préciser l’impact thérapeutique exact de la nicotine sur certains
symptômes liés à la maladie de Behçet. D’ores et déjà, cette
série de cas nous suggère l’intérêt pratique que peut représenter
l’utilisation de nicotine par voie transcutanée dans certains cas
de maladie de Behçet où l’atteinte cutanéomuqueuse est prédominante
et réfractaire aux thérapeutiques usuelles.
Dr Cécile Borget
Ciancio G et coll. : Nicotine-patch therapy on mucocutaneous
lesions of Behçet’s disease: a case series. Rheumatology 2010 ; 49:
501-504

































