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Pneumothorax spontané : la controverse de Séville

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MIRAGE
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Pneumothorax spontané : la controverse de Séville

Message par MIRAGE le Ven 02 Nov 2012, 19:16

Le pneumothorax spontané (PS) n’est pas rare : 7,4/100 000 chez
l’homme et 1,2/100 000 pour la femme.
Il récidive une fois sur 3 après un simple drainage thoracique (qui
reste quand même la règle pour un premier PS en l’absence de
lésions bulleuses évidentes).
Il faut donc envisager de traiter plus énergiquement les PS
primitifs avec dystrophie bulleuse et tous ceux qui récidivent
après un drainage (i.e réaliser une symphyse pleurale).
La prise en charge couramment admise donne une place de choix à la
pleurectomie chirurgicale. Cependant, le talcage a encore ses
partisans.
Une équipe espagnole fait part de son expérience.
Entre 1992 et 2010, 787 patients ont été opérés pour un PS. Aucune
pathologie néoplasique sous-jacente n’existait.

Ils ont tous été traités en vidéo sous anesthésie générale avec
intubation sélective. Les bulles ou les blebs ont été réséqués
quand ils existaient. La symphyse pleurale a été obtenue soit par
la réalisation d’une abrasion pleurale chez 399 patients, soit par
un talcage pour 388 patients.
Le temps opératoire était plus court pour le talcage que pour
l’abrasion pleurale (37 ± 11mn vs 46 ± 12 mn ; p = 0,001).
Le séjour hospitalier était identique dans les deux groupes.

Les complications sont résumées dans le tableau suivant :




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On note une différence significative en faveur du talcage en ce
qui concerne les décollements apicaux partiels persistants (p <
0,001), les épanchements pleuraux (p < 0,05) et les fuites d’air
prolongées (p = 0,378). Les récidives et les réinterventions sont
moins nombreuses avec le talcage, mais sans différence
statistique.

Il n’y a eu aucun décès peropératoire, aucun tableau
d’insuffisance respiratoire aiguë (après talcage), et à long terme,
aucun tableau de douleurs ou d’insuffisance respiratoire
chronique.

Que conclure ?

Cette équipe à activité chirurgicale très développée ne condamne
pas systématiquement le talcage pleural pour autant qu’il soit
réalisé en vidéo avec une quantité limitée (2-3 grammes) de talc de
qualité constitué de particules fines (31μm).

Restent quand même toujours d’actualité (en particulier dans les
commentaires de cette publication) le problème de la pleurectomie
comme moyen de symphyse (qui n’est pas étudiée ici) et les
incertitudes relatives au devenir de ces patients souvent jeunes
(ici âge moyen de 25 ans pour l’abrasion et de 29 ans pour le
talcage) qui pourraient être plus tard de candidats à une greffe
pulmonaire, sans parler des (hypothétiques ?) risques de tumeurs
induites.



Dr Roland Charpentier

Moreno-Merino S et coll. : Comparative study of talc poudrage
versus pleural abrasion for the treatment of primary spontaneous
pneumothorax. Interactive cardiovascular and thoracic surgery 2012 ; 15
: 81-85.

JIM : Nov 2012

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Re: Pneumothorax spontané : la controverse de Séville

Message par marmarméd le Sam 10 Nov 2012, 21:26

merci:) mais j'ai une question à vous poser:
en cas d'un PNO sous tension(compressif et total) le preimier traitement en immédiat c'est l'exsuflattion à l'aiguille ou drainage pleural??
chokran jazilan Smile

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